Un point noir apparaît dans le ciel. Puis un chant impossible à situer commence à accompagner chacun de ses déplacements. Quand un corps se disperse en milliers de corps et disparaît, s’agit-il d’une fin — ou du commencement de quelque chose qui ne porte encore aucun nom ?
Depuis trente ans, une chauffeuse de taxi mène une vie réglée par la route. Puis un point noir apparaît dans le ciel. Personne d’autre ne semble le voir. Peu après, un chant impossible à situer se met à la poursuivre : une capsule éclate, un corps se disperse en milliers de corps, puis disparaît. À mesure que le son envahit son quotidien, les repères les plus familiers — le corps, la maison, les objets, les liens avec les autres — se fissurent à leur tour. Entre perception, matière et langage, Régénération, fragments dispersés suit sans l’expliquer le déplacement d’une femme confrontée à ce qui se défait et peut-être recommence. Le récit avance par reprises, échos et gestes concrets, laissant ouvertes les relations entre disparition, fragmentation et régénération. Un texte bref, tendu, où l’étrangeté naît moins de l’explication que de ce qui persiste sans trouver de source.